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Les simples usagers de drogue centre
La première catégorie, de loin la plus répandue, englobe la curiosité, la pression du groupe et de la mode, les conduites à risque, le plaisir et la  convivialité. Sauf exception, attribuer à ces consommateurs le terme de toxicomanes serait totalement abusif. Nous les appellerons « simples usagers de drogue ».
1) La curiosité
Quoi de plus naturel chez un enfant et surtout un adolescent que de vouloir expérimenter un produit dont il a entendu parler, à plus forte raison s’il est interdit. Ce serait même une absence de curiosité qui
pourrait être inquiétante. Un peu comme la première cigarette que nous sommes nombreux à avoir fumée en cachette quand nous étions petits, il est fort probable que nos enfants essaient un jour le cannabis, juste pour voir, pour savoir. Si nous avons su créer les conditions d’une ambiance de confiance et de dialogue dans la famille, ils oseront nous en parler et nous
pourrons facilement les mettre en garde contre les deux dangers essentiels du haschich : diminution de la vigilance et des réflexes avec
risque d’accident lors de la conduite d’un véhicule, démotivation et diminution du désir d’apprendre, de passer un examen ou d’exécuter un travail, ce qui a des conséquences fâcheuses sur le plan scolaire ou
professionnel. Une mise en garde sereine, sans banalisation ni dramatisation, est souvent suffisante pour que l’expérience soit sans lendemain.
2) La pression du groupe et de la mode
Il arrive un âge où, pour l’enfant, les copains et la bande deviennent la priorité absolue. S’il se trouve que, dans ce groupe, l’examen de passage consiste en la prise d’une drogue, il faut une sacrée
force de caractère pour y résister. L’éducation qu’a reçue l’enfant, et notamment tout ce qui peut développer son sens critique et l’élaboration
de choix individuels, peut l’aider à tenir bon. Mais, dans la majorité des cas, il risque de céder à la pression pour ne pas courir le danger de se
faire exclure de la bande. Cependant, si on l’a bien préparé à oser dire « non », il devrait assez rapidement pouvoir cesser cette pratique avec un argument du style : « Bon ! Ça va ! Je vous ai prouvé que j’étais capable de prendre le même truc que vous, mais comme ça ne me plait pas particulièrement, je m’en passerai désormais. »
Une réflexion au passage. Certains assimilent cette pratique à un rite initiatique. Rien de plus faux. Une initiation est exercée par vos aînés pour vous permettre d’accéder à un statut d’adulte, pour vous permettre de grandir. Dans le cadre d’une bande, rien de tel n’a lieu. On reste au même niveau que les autres, la drogue n’ayant joué que le rôle d’un mot
de passe.
La soumission à la mode relève d’un mécanisme proche de la pression du groupe. Là aussi, il faut faire comme les autres pour ne pas être moqué ou mis à l’écart et, pour le moment, la mode est aux marques de chaussures, de t-shirts et à l’ecstasy. Heureusement, les modes passent. Espérons qu’en ce qui concerne certaines drogues, elles passeront vite.
3) Les conduites à risques
Lorsqu’ils ne veulent pas utiliser le mot « drogue », certains parlent de prévention des conduites à risque. Il n’est pas sûr que cette formule soit bien appropriée. Car tous les jeunes, à l’adolescence, ont
presque physiologiquement besoin de s’affronter aux risques. C’est une manière pour eux de découvrir et éventuellement de dépasser leurs
limites pour grandir. En plus, tout est fait dans les médias pour les inciter à prendre des risques. Les magazines de l’extrême fleurissent sur toutes
les chaînes. Est-il nécessaire d’affronter les vagues d’Hawaï ou de descendre une montagne en snow-board pour être un homme ? Je ne le crois pas. Mais c’est spectaculaire, tentant, et ça fait recette. Et
l’argument risque d’arriver : « Il n ‘est pas plus dangereux de prendre une drogue que de faire du rafting dans un torrent déchaîné. Alors pourquoi
m’en priverai-je ? « . La seule réponse est de faire remarquer qu’il existe deux sortes de prise de risques.
L’une, active, qui demande un apprentissage, et constitue un véritable travail. On ne s‘improvise pas couvreur sur un toit. On ne saute pas en parachute du jour au lendemain. On apprend. Jour après jour. Et
ainsi, on apprend aussi à maîtriser les risques. Et le résultat est d’autant plus gratifiant qu’il récompense des mois si ce n’est des années d’efforts.
Cela n’a rien à voir avec la prise de risque passive qui consiste à ingurgiter une substance et de se laisser envahir par ses effets. Dans la
plupart des cas (et notamment avec le LSD, le crack, et l’ecstasy), il n’y a aucune maîtrise possible. Et quelle satisfaction peut-on tirer d’avoir pu
danser une nuit entière ou délirer dans tous les sens pendant des heures lorsqu’une drogue agit à votre place ? Il n’y a vraiment pas de quoi
pavoiser. Les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, sont d’ailleurs très attentives à cette notion d’absence de maîtrise. Il est franchement
inquiétant de se réveiller quelque part sans savoir où on est, comment on est arrivé là, ni ce qu’on a dit ou fait la veille. Quand on sait que certains
produits entraînent des comportements dits « de soumission », on imagine facilement les dérives et les manipulations qu’elles offrent à des partenaires sans scrupules.
4) Le plaisir
Il serait hypocrite de ne pas reconnaître que la drogue peut procurer du plaisir. L’ennui est que ce plaisir est fugitif et qu’il va s’estomper au fil des prises. C’est ce qu’on appelle le phénomène
d’accoutumance. Il faudra donc augmenter les doses pour espérer, souvent en vain, obtenir le même effet.
Et puis ce plaisir a son revers. La « descente » de cocaïne n’a rien d’agréable. Et, de toutes façons, aucune drogue n’est anodine. Les dangers sont extrêmement différents d’un produit à l’autre mais il est certain que le plaisir risque de se payer très cher, tant financièrement que physiologiquement.
Enfin, pour ceux qui recherchent une solution à leur mal être (et dont nous parlerons plus loin), soulignons d’emblée que plaisir et bonheur
ne sont pas synonymes et que cette confusion peut avoir des conséquences désastreuses.
Il n’en demeure pas moins que la recherche du plaisir est probablement la première motivation qui peut conduire à l’usage de drogue, à plus forte raison dans un contexte convivial.
5) La convivialité
Il n’existe quasiment pas de fêtes, de réunions d’amis, sans qu’une drogue, légale en général, vienne souder la rencontre. En France, il est cocasse de remarquer que presque tous les débats consacrés à la prévention des toxicomanies se terminent par un vin d’honneur. Et, que cela nous plaise ou non, force est de constater que, de plus en plus, les jeunes utilisent le cannabis dans le même esprit de convivialité que leurs
parents lorsqu’ils prennent l’apéritif avec des amis. Et, le plus souvent, il y a simple usage et non pas abus.
6) L’intégration culturelle
On atteint, avec le plaisir et la convivialité, un des points centraux pouvant expliquer le recours à la drogue. Il n’existe pas dans le monde un
seul pays, une seule région, une seule tribu qui ne possède au moins une drogue qui s’intègre dans son histoire et dans son patrimoine culturel. En
France, c’est le vin, en Belgique et en Allemagne la bière, en Thaïlande l’opium, en Bolivie la coca… La liste pourrait être longue. Ce qui est sûr,
c’est que dans tous les cas, des traditions séculaires ont appris aux habitants de chaque pays, chaque région, chaque tribu à savoir, pour la majorité d’entre eux, maîtriser leur drogue et donc en user sans abuser  et sans que cela ne perturbe un équilibre familial et professionnel. Par contre, exportez un produit d’un pays à un autre et l’équilibre est rompu.
En France, nous ne savons pas maîtriser l’opium ou la coca. Pas plus qu’en Thaïlande, on ne saurait maîtriser le vin. Et alors, le simple usage risque
vite de se transformer en abus puis en toxicomanie.
Cette notion d’intégration culturelle est capitale pour comprendre au moins trois choses.
D’abord, c’est le seul argument qui puisse justifier la légalisation d'une drogue. Imaginez que, demain, on interdise l’alcool en France, ce serait une révolution immédiate. Et nous nous souvenons des effets
désastreux de l’époque de la prohibition aux Etats-Unis.
Ensuite, on comprend comment des pays dont on voudrait éradiquer certaines cultures se rebellent puisqu’il s’agit de leur acquis culturel et de leurs racines. Ils ont bien raison de renvoyer aux pays
occidentaux un message du type : « Si vous voulez que nous arrêtions la production de tel produit, commencez par arracher vos vignes. » C’est totalement irréaliste et cela nous fait toucher du doigt qu’un monde sans
drogue ne peut exister. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille baisser les bras.
Enfin, l’incapacité des pays à gérer des drogues qui ne font pas partie de leur culture explique bien comment le trafic de drogue est devenu notamment un moyen d’aliénation, de combat politique, et presque une revanche des pays du tiers monde sur l’opulence indécente des pays riches.
Publié par aymenb le February 17 2011 13:05:50· 1 Commentaire · 1042 lecture(s) · Imprimer
Commentaires
#1 | 158 le January 20 2016 21:41:34
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slt, j'ai mon frère qui fume zattla depuis 5 ans, maintenant il n'est pas en bon état, parfois il parle des choses qui n'existe pas et dernierement il a brulé son carte d'identité et s

03/08/2013 22:45
en fait je suis responsable dans une association qui s'appelle esmaani, et j ai eu un patient dans un hopital qui a besoin de l'aide, il veut vraiment arreter la drogue , il est addict de la s

03/08/2013 22:41
saha chribetkom est ce qu'il y a un membre de l'association en ligne, j ai vraiment besoin de vous

24/03/2013 18:23
salem, jai mon frere qui habite a Gafsa et il a 22ans, modmen (zatla principalement et pilules) yheb ychouf centre comme le votre bech y3anouh ! merci davance de me donner les modalités pour lui f

13/03/2013 13:39
je suis membre dans une association ( ass action civique à msaken) et je veux savoir plus de donnai sur le centre de sfax( contact) vu qu'on est entrain de préparer un programme de 18 mois contre